初稽古- HATSU KEIKO 2016

Le Hatsu Keiko 初稽古 est le premier cours de l’année, il aura lieu le mercredi 6 janvier au Bujinkan Dōjō Provence au CSU à Aix-en-Provence.

Au Japon, le Hatsu Keiko 初稽古 est un moment très attendu par les pratiquants, il est souvent associé au Kagami Biraki. C’est une cérémonie qui a lieu généralement le 11 janvier et dans laquelle un tonneau remplit de Sake ainsi qu’un gâteau de riz en forme de miroir (kagami Mochi) sont brisés à l’aide d’un maillet.

C’est une tradition qui date du 15ème siècle et qui tire son origine d’un rituel qui avait lieu le 20 janvier. A cette occasion les Samurai reconditionnaient leurs armes et armures avant de les exposer et leurs femmes plaçaient un Kagami Mochi en offrande dans la maison.

Le 20 janvier 1651 mourut le shogun Tokugawa Iemitsu, la date fut changé et associé au Kura Biraki qui correspondait à la reprise du travail.

Il semblerait que le 4ème Shogun Tokugawa Ietsuna fut à l’origine de la forme actuelle de cette cérémonie. En effet, avant de partir au combat il brisa un tonneau de sake afin de le partager avec ses Daimyo. Il fut victorieux et cela devient une coutume qui se répète tous les ans. Il existe une autre version de cet événement.

En 1884, Jigoro Kano, fondateur du judo, adopta dans son  dōjō cette tradition issue des anciens guerriers. Cela fut repris par plusieurs disciplines et se perpétue encore de nos jours dans les  Dōjō au Japon et dans le monde.

Au Japon, « l’année martiale » ne commence pas en septembre comme chez nous mais en janvier généralement à l’issue du Kagami Biraki.

C’est l’occasion de préparer la nouvelle saison en nettoyant le dōjō de fond en comble (Dōjō Soji) et de réparer le matériel, du sel peut être répandu sur le Tatami puis nettoyé afin de purifier le Dōjō.

Pour les pratiquants d’arts martiaux le Kagami Biraki n’a pas de connotation religieuse, c’est l’occasion de faire le point sur l’année qui vient de s’écouler, de reconsidérer sa pratique, d’établir ses objectifs et de repartir sur de bonnes bases.

C’est aussi l’occasion de rediriger notre esprit vers notre discipline car cela est nécessaire à notre progression mais aussi à l’évolution du dōjō, tout cela dans un effort commun.

Pour notre dōjō cet événement sera l’occasion de fêter la nouvelle année.